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30/10/2007 Mon parcours en images
A travers ces 3 images symboliques pour moi, vous raconter mon parcours ...
Mon adolescence et ma jeunesse passées à chasser tous ces démons qui me courraient après ...
Aujourd’hui, mon épanouissement et ma liberté dans un monde aux idées parfois emprisonnées.
A aucun moment me sentir en faute d’être ρ∂ρ∂ !
28/10/2007 La Mairie de Bordeaux conteste le choix du prénom de l'enfant d'un couple lesbien
source : E-llico.com
Billy BrownPromis ! Je ne vous ferai pas tout l'album ...
La chanson traite de la vie d'un homme pour qui tout à l'air banal. Or cette homme a des attirances pour des personnes de même sexe et traite donc explicitement de l'homosexualité. Le rythme de la chanson sonne comme le déroulement d'une vie de n'importe quelle personne ordinaire.
24/10/2007 Any other wolrdSyl nous a déniché plusieurs partitions de Mika à jouer au piano dont celle-ci ...
Dans un registre différent de Grace Kelly ou Relax, Mika nous livre une chanson plus engagée sur la différence.
Celle-ci, au lieu de pouvoir se développer est emprisonné entre les mains d'hommes amers qui refusent un monde cosmopolite où les différences des gens sont acceptées et permettent de faire grandir ce monde. Du coup, les personnes différentes se retrouvent seules, jouent la partie et meurent (apparemment à cause de suicides).
17/10/2007 Sur la conscience ...
J’ai sur ma conscience bien des tracas comme chacun sur cette terre me direz vous … Le bonheur du quotidien les estompe largement mais ils sont bien là et prennent parfois un peu trop de place. Ils viennent me nouer le ventre, déranger mon sommeil certaines nuits et me serrer la gorge. Le temps n’arrange rien à cette affaire … Le tracas particulier auquel je pense en rédigeant ce billet s’intensifie depuis quelques temps. Revenir à la source, le comprendre et l’expliquer serait bien trop long. Je n’en ai même pas le courage ! Mon rapport à ma famille … Vaste sujet mais sujet précis … Maman serait mon maillon essentiel pour que ce rapport à ma famille soit encore intact ou meilleur qu’il ne l’est aujourd’hui. Pour faire court et simple : Depuis la mi août que nous sommes rentrés de nos vacances d’été je n’ai eu mon père qu’une seule fois au bout du fil. Je repousse chaque jour un peu plus l’occasion de lui donner des nouvelles et de lui en demander. Je sais que cet appel sera distant, sans de véritables échanges, une complicité pratiquement inexistante. Je sentirai sans les entendre ses reproches, ses remontrances, son aigreur, son égoïsme et son égocentrisme … Sans projets bien réels de nous revoir à court terme, sans envies aussi … Ma conscience est partagée et tiraillée entre l’apaisement que me procure la distance qu’il y a entre nous aujourd’hui et la culpabilité très forte que j’ai de ne pas me forcer à entretenir au mieux et avec plus de fréquence nos rapports père fils ...
Plein d’évènement cumulés nous en ont fait arriver à ce stade là … J'y pense souvent mais aussi à ce que l’avenir nous réserve … Le téléphone est là, juste à côté. Je l’appellerai demain, dans une semaine ou 2 … Peut-être ou pas.
10/10/2007 Expo "J'ai un cancer du sein et après"
Cette expo me bouleverse ... Dans le cadre de l'opération « Octobre rose » qui vise à lutter contre le cancer du sein et prévenir la maladie, une cinquantaine de photographies sont exposées et accessibles au public depuis le 2 octobre dernier et jusqu'à la fin du mois dans le hall du ministère de la Santé à Paris. Parfois, un projet vous touche tellement, qu'il transforme irrémédiablement votre existence. Aujourd'hui, maintenant, je dois avouer que j'ai été le témoin privilégié de ce que l'âme humaine fait de mieux quand elle affronte les flots déchaînés : elle se révèle dans toute son intelligence et sa volonté, ses pensées et son coeur. Elle métamorphose le corps pour le rendre lumineux. En octobre 2004, le Professeur Pascal Bonnier m’a proposé de partager un rêve ; son rêve. Celui de réaliser un livre de vie recueillant les témoignages de femmes affrontant leur cancer du sein. Devant ce magnifique projet, j’ai immédiatement dit oui. Oui à ce magnifique rêve qui m’était offert de donner l’espoir. Oui à ce vertigineux challenge. Oui à la formidable opportunité qui m’était proposé de rendre hommage à toutes ces femmes courageuses qui sont nos mères, nos compagnes, nos sœurs, nos proches.
Dans une société ou une femme sur 10 sera atteinte d’un cancer du sein, il n’existait, jusqu'à aujourd’hui, aucun document, aucun ouvrage photographique susceptible de les accompagner pendant et après leur maladie. Aucun outil mis à la disposition des médecins, aucun livre pour accompagner les femmes atteintes dans leur combat contre la maladie. Aucune image pour aider leur proche à les aider.Cela semblait incroyable, mais personne n’avait pu mettre à la portée des femmes atteintes d’un cancer de telles images. C’était une injustice, il fallait la réparer, combler une attente, un besoin de reconnaissance légitime.Il y avait urgence à dire à toutes ces femmes combien elles comptent pour nous et leur témoigner de tout notre soutien dans leurs combats quotidien : Celui contre la maladie certes, mais aussi dans leur combat à être belles, femmes et différentes. Bien sur, nous avons été bouleversé et angoissé par l’ampleur de cette responsabilité qui, très vite, s’est imposé.Il a fallu avancer, ensembles, avec le Professeur Pascal Bonnier et toute notre équipe. Et comme chaque une des femmes qui allait être photographiée, il a fallu affronter nos doutes, nos interrogations, mes limites. Pour réaliser ce livre, vous l’avez compris, je devais capturer leurs portraits. Alors, il a fallu placer un cadre. C’est la structure fondatrice de toute photographie. Et il est impossible d’y échapper : il faut penser le cadre comme une fenêtre par laquelle le monde nous est donné à regarder. Et cette fenêtre ne pouvait dévoiler que la plus stricte vérité. Ce cadre, il devait être le même pour toutes, par souci de justesse, d’égalité, d’honnêteté. L’exercice ne pourrait qu’être périlleux, difficile, délicat. Il fallait un fond neutre, deux éclairages, le plus souvent une seule optique dont l’angle de vision se rapproche au plus près de l’œil humain. Pour ne pas se dérober, pour faire face. Aucun artifice, pas de coiffeuse, ni de maquilleuse, pas de costumière. Je leur demandais de « venir habillées de leur quotidien ». Pour ne garder que l’essentiel, finalement. Tout le reste devait être improvisé, décelé, ressenti. A corps perdus, elles ont mis leurs vies en apesanteur pour offrir leur féminité, leur intimité, leur combat à l’œil cyclopéen du grossier individu qu’est l’appareil photographique. Nos rencontres, nos histoires ne pouvaient être dénuées de sincérité et de vérité. Et tout cela dans un seul et unique but : révéler la force de leur personnalité.Sans compromis, sans tricher. Vous voulez savoir ? Je n’ai pas vu les cicatrices. Je n’ai pas vu de seins enlevés, de corps abîmés. Je vous mentirais en vous disant le contraire parce que mon esprit, mon œil n’a rien vu de tout cela. Sans doute parce qu’il était subjugué par leur féminité, par cette étincelle vive qui brille dans leur regard et par la vie qui déborde intensément d’elles. Je l'ai écrit, je le répéterais sans cesse : J’ai été le témoin privilégié de ce que l’âme humaine fait de mieux quand elle affronte les flots déchaînés. Elle se révèle dans toute son intelligence et sa volonté, ses pensées et son cœur. Elle métamorphose le corps pour le rendre lumineux.Voyez leurs images. Elles sont le plus beaux des exemples. Ces photographies, je dois le concéder, ont accompagnées chacun de mes jours depuis ces deux dernières années. Ce projet est le projet d’une vie. Il existe peu d'histoires aussi belles à raconter. Il y a peu de chances de pouvoir se rendre utile, une fois, dans sa vie.Ne vous y trompez pas, il ne s’agit pas ici d’une démarche photographique mais bien de rédemption. J’ai exposé mes ténèbres, elles m’ont donné leur lumière. Elles m’ont reconstruit, je leur dois tant. Je pense parfois à la réponse que m’a donné un éminent responsable d’une grande manifestation photographique du sud est de la France quand je lui ai proposé de parler de cet ouvrage. "Pourquoi le cancer du sein en France " m’a-t-il demandé ? "Pourquoi pas en Angleterre ou au Nigeria ?" Oui, pourquoi ? Pourquoi faut il parfois traverser les océans pour faire entendre la guerre des autres quand la guerre des nôtres reste silencieuse ? Et sans grand intérêt pour certains ? A ceux la, je réponds invariablement sur le besoin urgent et vital de leur rendre hommage. De leur dire merci. Merci d’être là à nos côtés, merci de nous pardonner à nous, pauvres fous, nos erreurs, nos silences et de ne pas les aimer suffisamment. Merci pour leurs sourires et la force qu’elles nous donnent. Merci de nous permettre d’assister à leur magnificence lorsqu’elle crée la vie. Merci à mon épouse de m’avoir fait père. Je n’aurais jamais assez de mots pour leur avouer mon admiration. Je tenais à leur dire, je tiens à vous le dire. Ce livre est une promesse. Un présent. Un abri quand les tumultes grondent à votre porte. Regardez le, tournez ses pages. Nous l’avons voulu pour vous et pour toutes les femmes, afin de vous accompagner chaque jour dans votre vie, dans votre combat. Ce livre c’est le leur, ces images ne sont que le reflet de leur générosité. La traduction visuelle de notre odyssée. La promesse d’un avenir. Il y a quinze ans, dans un quartier pauvre de Washington DC, je suis tombé nez à nez avec une inscription qui n’a eu de cesse de me hanter depuis. Sur un mur de briques rouges, on pouvait lire un appel anonyme peint en lettres blanches. Il demandait : « Peut on recycler la douleur ?» Pendant longtemps je n’ai pas eu de réponse à cette question. Aujourd’hui, grâce à Elles, je sais que cela est possible. Non seulement on le peut mais on le doit. ãFlorian Launette. Juin 2007.
Note : Ce livre, ce projet n'aurait jamais pu voir le jour sans la volonté d'un homme. Un homme dont les qualités humaines sont exceptionnelles. Uh homme qui n'a eu de cesse de voir aboutir ce livre dans un seul et unique but: aider les femmes, toutes les femmes. Sa vie est un sacerdoce. Ce projet est son projet. Cet homme s'appelle Pascal Bonnier. Pour moi, il représente bien plus qu'un grand médecin. Il est un mentor, un exemple à suivre, l'homme que j'aimerais être demain. Je remercie tout particulièrement Paola Scemama pour m'avoir aider, chaque jour, à affronter mes peurs, mes doutes. Pour me retrouver lorsque j'étais perdu. Et puis aussi Gismonde Quinson pour être là, à chaque instant, afin d'améliorer ces petits riens qui sont des grands touts. Patrick Lebrat pour son talent et sa patience. Et puis merci encore à Bruno, à Thierry pour être...simplement mes amis. Catherine Estève pour son dévouement à notre cause. Ariane pour ses conseils. A Emma, qu' il me tarde tant de revoir. source : blogs.laprovence.com
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