Aux Etats-Unis, au Canada, en Europe, des chercheurs travaillent à
identifier des types de caractéristiques communes aux gays.
Gay Pride - Paris - 1995
Vous pensiez qu’un homosexuel se reconnaissait à sa collection de disques de
Dalida et à son goût pour les comédies musicales? Aux Etats-Unis, au Canada, en
Europe, des chercheurs travaillent à identifier d'autres types de
caractéristiques communes des gays (à part les relations sexuelles avec des gens
de leur sexe, bien entendu).
Plusieurs études (citées ici dans les compte-rendus de l’Académie américaine des
sciences) montrent que les homosexuels ont plus de grands frères que les hétéros
(la tendance reste valable qu’ils aient été ou non élevés avec leurs grands
frères). Chaque grand frère en plus, selon les chercheurs canadiens Anthony
Bogaert de l’université Brock d’Ontario et Ray Blanchard de l’université de
Toronto, augmente la probabilité d’être gay de 33%. La corrélation ne
s’observe pas avec des frères adoptés.
Etre gaucher
En compilant les résultats de plusieurs études effectuées en Amérique du nord
et en Europe totalisant plus de 23 000 personnes, des chercheurs ont estimé
qu’être gaucher accroît la probabilité qu'on homme soit gay de 34%, et qu'une
femme soit lesbienne de 90%. (Attention, ça veut dire qu’il y a plus de gays
chez les gauchers, la majorité des gays restent droitiers).
Avoir une implantation capillaire qui donne aux cheveux un mouvement dans
le sens inverse des aiguilles d’une montre (voir croquis ici).
Le mouvement d’implantation des cheveux va dans le sens des aiguilles d’une
montre, sauf chez 8% des hétéros et 23% des gays. (Réserve méthodologique:
l’auteur de la recherche s’est appuyé sur des
observations de deux plages, gay et, disons, "généralistes". D’autres
chercheurs veulent la reconduire dans des conditions plus
sérieuses.)
Un gros zizi
Anthony Bogaert (le Canadien qui comptait les grands frères) de Brock
University a utilisé les données récoltées par le sexologue Alfred Kinsey auprès
de 5000 personnes entre 1930 et 1960. D’où il
ressort que les zizis gays en érection mesurent en moyennne 16,5 cm et 12,6
de circonférence contre en moyenne 15,5 et 12,2 pour les hétéros. (Réserve
méthodologique: Kinsley leur avait demandé de se mesurer et d’envoyer leurs
résultats. Difficile de savoir si les résultats nous renseignent sur leur
morphologie ou sur leur honnêteté.)
D’autres recherches ont été menées sur les empreintes digitales, la taille
des doigts, le sens de l’orientation, les réactions à des
odeurs…
Où cela nous mène t-il ?
Cela pourra sembler étrange, mais ces pistes d’études ont d’abord été bien
accueillies par les mouvements gay américains (David France dans New York
Magazine mentionne dès le début de son article qu’il est homosexuel). D’abord
parce qu’elles marquaient une nouvelle direction après des années à tenter
d’expliquer l’homosexualité par le conditionnement social (environnement
masculin, place de la mère, etc…).
On trouve d’ailleurs une caricature de cette façon de voir tout-culturel dans
un excellent épisode des Simpsons, où Homer inquiet de voir Bart porter une
chemise hawaïenne et se lier d'amitié avec l’antiquaire, emmène son fils visiter
une usine de métallurgie puis à la chasse ("tu me remercieras le soir de ta nuit
de noces").
L'accent sur l'inné
Les recherches actuelles préfèrent écarter les facteurs cognitifs. Comme celles-ci
menées par des chercheurs suédois et reprises dans les compte-rendus de
l’académie américaine des sciences, montrant que les cerveaux des hommes
homosexuels et des femmes hétérosexuelles présentent des similitudes.
Les travaux sur les caractéristiques innées, montrent que contrairement à ce
que prêche une partie de la droite chrétienne, les gays ne sont pas des pêcheurs
à remettre dans
le droit chemin à coups de séminaires. Mais l'hypothèse d'origines
biologiques ne signifie pas qu'elle soient exclusivement génétiques (si
l'homosexualité était génétique, elle aurait disparu, remarque finement William Saletan dans
Slate): les pistes privilégiées actuellement consistent à s’intéresser aux
réactions hormonales et immunologiques -de toutes origines- dans l’utérus.
(Ainsi pour l'influence du nombre de grands frères, la mère au fur et à mesure
des grossesses ne fabriquerait plus le mêmes anticorps).
Inquiétudes
Le risque soulevé par l’avancement de ces recherches, explique David France,
est que si on arrive effectivement à isoler des réactions hormonales dans
l’utérus à l'origine de l'orientation sexuelle, on peut imaginer qu’on pourra,
par des manipulations prénatales, chercher à "corriger" les grossesses. Des
chercheurs d’Oregon ont déjà tenté (sans succès), par des injections hormonales,
de voir s’ils pouvaient rendre des moutons gays… Pourrait-on imaginer, dans
l’autre sens, que l’on s’assure de naissance d’hétérosexuels?
Albert Mohler, évangéliste américain, explique
déjà que, s’il est opposé à l’avortement d’embryons dont on a identifié
l’orientation sexuelle, en revanche,
"si une base biologique est découverte et si un test prénatal est ensuite
développé, et si un traitement pour renverser l’orientation sexuelle est
développé, nous encouragerons son usage parce que nous devons soutenir avec
conviction le recours à tous les moyens appropriés permettant d’éviter la
tentation sexuelle et les conséquences inévitables du péché".
Le
petit garçon de deux mères françaises établies et mariées au Québec va
enfin pouvoir être naturalisé. Après un premier refus de la France et
l'intervention de plusieurs autorités relevant des Français à
l'étranger, Rachida Dati a finalement tranché favorablement cette
affaire.
Toutes deux Françaises, Mathilde et Séverine forment une union légale
au regard de la loi canadienne depuis 2005. Elles sont les mères d'un
petit Lucien né d'une procréation "amicalement assistée", comme la
nomme le code civil québécois. Ce qui signifie en clair qu'un des deux
parents est la mère biologique de l'enfant. Pourtant, malgré cette situation plutôt bien cadrée du point de
vue légal, leur fils ne parvenait pas à obtenir la nationalité
française.
Le consulat de France à Montréal leur avait refusé la
naturalisation de l'enfant, en novembre 2007, du fait de son acte de
naissance considéré comme "contraire à l'ordre public français" dans la
mesure où celui-ci mentionne les noms de deux femmes en qualité de
"mère", au contraire de la loi française qui ne mentionne comme mère
que la femme ayant accouché. En droit français, "est réputée mère la
personne qui a accouché", avaient fait valoir les services consulaires
pour justifier leur refus de rayer le nom de l'une des deux mères,
l'acte devant être transcrit "en bonne et due forme".
Il aura fallu l'intervention des deux sénateurs des Français de
l'étranger représentant le Parti socialiste qui ont adressé un courrier
à la Garde des Sceaux et une procédure auprès du Tribunal de Grande
Instance qui exerce la tutelle en matière d'état civil pour les
expatriés, pour qu'enfin Rachida Dati tranche favorablement ce dossier.
Grâce à une "déclaration de naissance", plutôt qu'un "acte de
naissance", le petit Lucien pourra finalement devenir Français à
condition de renoncer à une de ses mères. La transcription de l'acte ne
mentionnera, en effet, comme mère que la femme ayant accouché de
l'enfant.
D’autres types de demandes pourraient bientôt s’ajouter à celle-ci.
Séverine et Mathilde affirment connaître un couple d'homosexuel
français ayant adopté un enfant au Canada.
Ce dossier met une nouvelle fois en lumière les difficultés que
rencontre la France à mettre son droit interne en accord avec celui des
pays qui ont une législation plus avancées en matière de droits LGBT. Elle survient quelques semaines à peine après l'affaire
Minvielle, ce ressortissant français marié légalement en Hollande et
qui a perdu sa nationalité française.
Le
cerveau des hommes homosexuels ressemblerait à celui des femmes
hétérosexuelles, alors que le cerveau des lesbiennes présenterait des
similitudes avec celui des hommes hétérosexuels, selon une étude de
chercheurs suédois.
Leurs recherches, dont les résultats ont été publiés lundi dans les
comptes rendus de l'Académie américaine des Sciences montrent que
l'hémisphère droit du cerveau est plus gros chez les hommes
hétérosexuels et chez les femmes homosexuelles, alors que les deux
hémisphères du cerveau sont symétriques chez les hommes homosexuels et
les femmes hétérosexuelles.
Les scientifiques du Stockholm Brain Institute ont étudié "deux
paramètres distincts qui ne pourraient probablement pas être affectés
par le comportement ou par des schémas appris", chez 90 hommes et
femmes -50 hétérosexuels et 40 homosexuels - en utilisant l'imagerie
par résonance magnétique (IRM).
Les chercheurs ont également observé les amygdales du cerveau
-groupe de neurones situé au fond du lobe temporal impliqué dans les
émotions telles que l'excitation ou la peur - de cinquante des
personnes ayant participé à l'étude. Le cerveau des hommes homosexuels et des femmes hétérosexuelles
présente une autre similitude dans les connections de leur amygdale
avec d'autres parties du cerveau, qui régissent les émotions, d'après
l'étude. "L'amygdale a un rôle clé dans une émotion provoquée par un
stimulus externe comme le stress", ont indiqué les chercheurs. Ils ont
émis l'hypothèse que l'amygdale des hommes hétérosexuels et des femmes
homosexuelles serait davantage connectée à une partie du cerveau, qui
provoque des réactions telles que se battre ou s'enfuir, connues pour
être habituellement plus développées chez les hommes.
L'étude n'ayant porté que sur 90 personnes, ce qui est peu pour une
étude scientifique, les chercheurs ont déclaré que leurs "observations
incitent à entreprendre des recherches plus poussées et à une meilleure
compréhension de la neurobiologie chez les homosexuels".
Le
Parlement norvégien a adopté hier, mercredi 11 juin, un projet de loi
mettant sur un pied d'égalité les couples homosexuels et hétérosexuels,
tant pour le mariage et l'adoption d'enfants que pour la possibilité de
bénéficier d'une assistance à la fécondation. Les députés ont adopté le
texte longuement débattu par 84 voix contre 41. Les trois partis de la
coalition de centre-gauche au pouvoir et deux formations d'opposition,
le parti conservateur et le parti libéral, ont majoritairement voté
pour, le parti chrétien-démocrate et la droite populiste votant contre.
La
disposition la plus controversée de la loi donne aux lesbiennes le
droit de solliciter une insémination artificielle. Le donateur de
sperme doit être identifié afin que l'enfant puisse, s'il le souhaite,
connaître l'identité de son père biologique lorsqu'il atteint l'âge de
la majorité. La loi devrait normalement entrer en vigueur à la fin de
l'année ou au début de l'an prochain. L'homosexualité était illégale
jusqu'en 1972 en Norvège, un pays qui est depuis devenu l'un des plus
libéraux au monde dans ce domaine.
La Norvège devient ainsi le
quatrième pays européen, et le sixième dans le monde, à permettre le
mariage aux couples homos, après les Pays-Bas, la Belgique, l'Espagne,
le Canada et l'Afrique du Sud. Le Royaume-Uni permet un partenariat
civil proche du contrat de mariage. En France, Homosexualités et socialisme (HES) se félicite des avancées à l'étranger et note qu'elles sont réalisées «sous l'impulsion de majorités politiques à direction ou à forte participation socialiste».
Longue absence … Construire mon bonheur à l’abris pour qu’il soit plus solide. C’est sûrement ce qu’il me fallait…
Après quelques divagations ici et là est peut-être venu le temps d’être raisonnable. Une vie plus au calme, "rangée" et heureuse. Quitter le militant pour vivre paisiblement, retrouver les proches plus près après l’acceptation, longue et parfois douloureuse. Gérer le quotidien, suivre de près ce petit au centre de ma vie.